L’église du Sacré Cœur
L’église du Sacré-Cœur est la deuxième église de La Chapelle Saint-Luc. Elle a été construite en 1953-1954 (cérémonie d’inauguration le 26 mai 1954).
Elle est située au cœur de la ville, en face du centre commercial Le Cygne. Elle répond aussi à une nouvelle proximité pour les Chapelains, la zone urbaine de Chantereigne se peuplant à l’époque d’une façon régulière et progressive.
L’intérieur est d’une grande sobriété, elle offre une voûte aux arcs simples et deux larges travées. Aucun mobilier ni statuaire ne retient l’attention.
L’église Saint-Luc
L’église Saint-Luc, située dans la vieille ville, est d’architecture gothique.
Elle est dédiée à l’évangéliste Luc, dont une relique y était conservée jusqu’en 1814, date à laquelle elle disparut (durant l’occupation russe). L’église Saint-Luc offre les caractéristiques des « églises nouvelles » du XVIe siècle.
Elle a été construite en deux temps : tout d’abord l’abside à trois pans coupés, le transept doublé et la travée orientale de la nef sont de la première moitié du XVIe siècle (entre 1513 et 1550). La partie ouest a été achevée vers 1580, donnant un ensemble qui s’équilibre sur un plan en croix.
Elle offre également une intéressante décoration intérieure :
- Vierge à l’enfant, XIIIe siècle, XIVe siècle calcaire polychromé ;
- retable XVIe siècle, scènes de la vie de la Vierge et du Christ en pierre polychromée ;
- Abbé, XVIe siècle, calcaire polychromé ;
- haut-relief de Saint Hubert, XVIe siècle ;
- vitraux, XVIe siècle ;
- cuve baptismale en marbre rouge et carreaux émaillés, XVIe siècle.
Le patrimoine renaît
Les nouveaux vitraux de l’église Saint‑Luc forment un ensemble contemporain qui dialogue avec l’histoire du lieu tout en respectant les techniques anciennes du XVIᵉ siècle.
Confiés à la maître‑verrière troyenne Fanny Vincent‑Petit, ils réinterprètent les thèmes fondateurs de l’édifice à travers une écriture lumineuse et végétale. La lecture iconographique des trois baies, elle a permis au public de mieux comprendre la richesse symbolique et le message porté par ces vitraux contemporains.
- La baie de l’Annonciation associe les panneaux anciens à trois plantes symboliquement liées à la Vierge – lys, fuchsia et figuier, offrant une lecture sensible de la scène.
- Au centre, la baie du mimosa rend hommage à Paul Noley, ancien maire passionné par la sauvegarde des vitraux, en choisissant cette fleur d’hiver comme symbole d’espérance et de Résurrection.
- Enfin, la baie dédiée aux plantes médicinales célèbre Saint Luc, patron des médecins, en représentant notamment l’eucalyptus cueilli dans le parc Pierre Pitois, ancrant l’œuvre dans le patrimoine local. Par leur finesse, leurs couleurs et leur sobriété.
Ces vitraux témoignent d’un patrimoine vivant : un art qui se renouvelle sans jamais rompre le lien avec la mémoire de l’église et de ses habitants.
Fanny Vincent‑Petit a présenté la dimension artistique et techniques du projet, en retraçant les étapes de création et de restauration des vitraux tout en développant le concept de « Un herbier de verre », une œuvre où se rencontrent mémoire, nature et spiritualité. Détruites lors des bombardements de mai 1944, les baies de l’église Saint‑Luc retrouvent aujourd’hui leur éclat grâce à une intervention qui conjugue création contemporaine et respect profond de l’histoire du lieu. Cette démarche offre un nouveau rayonnement à l’édifice.